Exposition « Leonardo Cremonini » - Art Paris Art Fair - 5-8 avril 2018

Après l'exposition « Leonardo Cremonini 1925-2010 » de décembre, la Galerie T&L poursuit le travail de redécouverte de cet artiste majeur avec un solo show Cremonini à la foire Art Paris Art Fair, du 5 au 8 avril, au Grand Palais, à Paris (stand B4).

Après l'exposition « Leonardo Cremonini 1925-2010 » de décembre 2017, la Galerie T&L poursuit le travail de redécouverte de cet artiste majeur de la seconde moitié du XXe siècle avec un solo show Cremonini à la foire Art Paris Art Fair, du 5 au 8 avril, au Grand Palais, à Paris (stand B4). Une quinzaine d'oeuvres, entre tableaux, dessins et aquarelles seront exposées, dont plusieurs qui n'avaient pas été montrées en décembre.

 

 

Peintre emblématique des scènes artistiques française et italienne des années 1950 à 1990, Leonardo Cremonini (1925-2010) connut la célébrité de son vivant. Admiré par ses pairs tels que Francis Bacon ou Roberto Matta et par les écrivains, à l’instar d’Alberto Moravia, Italo Calvino, Umberto Eco, Louis Althusser, Michel Butor ou Régis Debray, son œuvre est représentée dans de nombreuses collections publiques (Musée national d'art moderne, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, MoMa, Galerie d’art moderne de Milan...) et privées (Fondation William Louis-Dreyfus).

 

Dans les années1940, Cremonini étudie la peinture à Bologne, sa ville natale, où enseignait Giorgio Morandi, puis à Milan avant de s'installer à Venise, où il est remarqué par Peggy Gugenheim. Dans les années 1950, alors qu'il s'installe à Paris, il travaille dans une veine parfois qualifiée d'expressionniste suscitant l'intérêt (ses premières expositions à New York ont lieu à cette époque) mais qui évolue dans les années 1960 vers une peinture plus construite et posée, intellectuelle, au goût métaphysique et aux couleurs puissantes.

 

Attiré par les ambiances balnéaires de son enfance italienne, Cremonini représente estivants hébétés sur les plages, enfants jouant et couples inconsolés qu'il décline en autant de situations dramatiques qu'elles sont banales. Ce dramatique sans drame, il le figure avec une peinture au chromatisme exacerbé, captant parfaitement l'atmosphère lourde et embuée de la chaleur d'été. Il joue sur des cadrages géométriques, très construits, employant des formats souvent oblongs ou utilisant les jeux de reflets de miroirs, les plans en enfilade d'une pièce à l'autre, qui dilatent et compliquent l'espace. Les scènes érotiques sont vues à travers les reflets des miroirs, les personnages sont tronqués : on ne voit jamais directement l'acte chez Cremonini et le spectateur est transformé en voyeur. Pour ses personnages, il met au point un canon humain qu'il contorsionne et rabougrit, les privant de leur individualité.

 

Ses tableaux évoquent la puissance du désir, ses jeux, ses interdits ; sa peinture dépeint également admirablement l'ennui, l'abandon, l'incompréhension - des rapports émotifs sur lesquels on ne parvient à mettre de nom mais dont on sent l'incomparable prégnance, qu'il parvient à faire remonter à la surface de ses toiles, ce qui poussa Moravia comme Debray à le consacrer comme le peintre de l'angoisse existentielle.

 

T. Hertzog

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

 

Art Paris Art Fair - « Leonardo Cremonini »

STAND B4

 

Horaires d’ouverture au public :

 

Jeudi 5 avril de 11h30 à 20h
Vendredi 6 avril de 11h30 à 21h
Samedi 7 avril de 11h30 à 20h
Dimanche 8 avril de 11h30 à 19h

 

GRAND PALAIS - AVENUE WINSTON CHURCHILL - 75008 PARIS

1967-1968
Cremonini, Les plafonds de la plage, 1968
Cremonini, Cache-cache, 1965-1966
Cremonini, Cache-cache, 1965-1966
1970-1971
Leonardo Cremonini, Les indiscrétions d'une chambr
Cremonini, Les jeux sans joueurs, 1972
Cremonini, Les jeux sans joueurs, 1972